Commune · Rhône (69) · Auvergne-Rhône-Alpes
Villeurbanne
Villeurbanne est une commune française (département Rhône, 69 ; région Auvergne-Rhône-Alpes), code Insee 69266. Population municipale : 163 684 habitants en 2023, pour une superficie de 14,52 km². Code postal : 69100. Le répertoire Sirene y recense 42 545 sièges d’entreprises diffusibles, dont 28 142 actifs.
Sources : Insee (Code officiel géographique, population municipale 2023), geo.api.gouv.fr, répertoire Sirene · données au 28 octobre 2026.

Villeurbanne est une commune d’Auvergne-Rhône-Alpes, connue pour les Gratte-Ciel et le Théâtre national populaire. Elle compte 163 684 habitants en 2023. Son passé industriel se retrouve dans les bâtiments reconvertis et les archives du Rize. Autour des logements des Gratte-Ciel se répartissent commerces et équipements publics ; entre la Doua et le Rhône s’étend le parc de la Feyssine.
Villeurbanne en chiffres
| Code commune INSEE (COG) | 69266 |
|---|---|
| Type | Commune |
| Département | Rhône (69) |
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Population municipale | 163 684 habitants (2023) |
| Superficie | 14,52 km² |
| Densité (calculée) | 11 273 hab./km² |
| Code postal | 69100 |
| Coordonnées (centre) | 45.7719, 4.8898 |
| Sièges d’entreprises (Sirene) | 42 545 dont 28 142 actifs |
| Wikidata | Q582 |
La densité est calculée par nos soins : population municipale divisée par la superficie.
À découvrir à Villeurbanne
- Gratte-Ciel — Immeubles à gradins et tours de 60 mètres, au sein du centre inauguré en 1934.[4][7]
- Le Rize — Archives municipales, médiathèque, expositions et recherche réunies dans un même équipement.[5]
- Parc de la Feyssine — Un parc naturel urbain de 45 hectares entre le campus de la Doua et le Rhône.[6]
- Hôtel de ville — Le bâtiment de Robert Giroud possède un beffroi de 65 mètres face au Palais du travail.[3][7]
Villeurbanne, commune et population
Villeurbanne est une commune distincte de Lyon : elle possède le code INSEE 69266 et le code postal 69100. Le référentiel géographique national la situe dans le Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Pour se repérer dans la ville, les noms des Gratte-Ciel, de Cusset et de Grandclément reviennent parmi les principaux lieux du patrimoine communal. Le campus de la Doua occupe un autre secteur, près des rives du Rhône. Entre le campus et le fleuve, l’ancienne zone de captage des eaux est devenue le parc de la Feyssine. [3][6][8]
Au 1er janvier 2023, l’Insee attribue à Villeurbanne une population municipale de 163 684 habitants, valeur retenue pour les statistiques de la commune. Le chiffre de population totale est différent : avec les personnes comptées à part, il atteint 164 747 habitants pour ce même millésime. La série historique fait apparaître 119 879 habitants en 1968, puis 147 712 en 2017. Tous ces chiffres portent sur le territoire communal ; ils ne comprennent ni les habitants de Lyon ni ceux de l’ensemble de la métropole. [1][1][3][6][8]
De la ville ouvrière aux bâtiments reconvertis
Les usines ont transformé Villeurbanne, dont la croissance s’est accompagnée de difficultés de logement. Le Rize recense 42 000 habitants en 1911 et 82 000 en 1931. À cette époque, la commune garde pourtant des espaces ruraux et ses quartiers communiquent mal entre eux. Les constructions ne répondent pas aux besoins de la population : les habitations insalubres se multiplient, tandis que les services collectifs restent insuffisants. C’est dans cette ville ouvrière que le maire Lazare Goujon engage son programme d’urbanisme. [7]
À Cusset, le canal de Jonage longe l’usine hydroélectrique de 1899. Ailleurs, les bâtiments ont changé d’usage. L’usine Bally, où des chaussures ont été produites de 1910 à 1998, a été rénovée et transformée en bureaux en 2008. Une ancienne usine de traitement des eaux accueille le Transbordeur, salle de concert ouverte en 1989 avec New Order. Dans le parc du Centre, une cheminée d’usine de teinturerie a échappé à la démolition ; l’artiste Felice Varini l’a intégrée à son intervention. [2][3][2][3][7]
Les Gratte-Ciel et leurs logements
Les Gratte-Ciel réunissent les habitations, les commerces et les services municipaux du centre créé sous Lazare Goujon, inauguré en 1934. Les immeubles sont l’œuvre de Morice Leroux. À l’entrée du quartier, leurs tours comptent 19 étages pour 60 mètres de hauteur. Sur l’avenue Henri-Barbusse, les décrochements des façades et les terrasses en gradins surmontent un socle continu de boutiques. Derrière l’enduit de ciment se trouvent une structure métallique et un remplissage de briques : ce mode de construction a permis de réaliser rapidement les immeubles. [4][7]
Dans les appartements, le projet hygiéniste se traduisait par des équipements précis. Chaque logement avait l’eau courante et une salle de bain, le gaz et l’électricité. Les habitants bénéficiaient aussi du chauffage central, de l’eau chaude et de cuisinières électriques. Créée en 1931 pour construire et gérer ce nouveau centre, la Société villeurbannaise d’urbanisme a ensuite participé à l’aménagement d’un appartement témoin. Celui-ci occupe une ancienne loge de gardien et présente un intérieur reconstitué dans l’esprit des années 1930, pour retrouver les usages domestiques du quartier à ses débuts. [4][4][7]
Hôtel de ville et place Lazare-Goujon
La place Lazare-Goujon sépare l’hôtel de ville du Palais du travail, dans le quartier des Gratte-Ciel. Retenu en 1930, le projet de l’architecte Robert Giroud donne à la mairie un beffroi de 65 mètres, placé dans la perspective de l’avenue Henri-Barbusse. Les halls centraux et les accès prolongent cette composition monumentale. Achevé en 1934, l’hôtel de ville appartient au programme qui prévoyait, dans ce nouveau centre, les immeubles locatifs et les équipements publics nécessaires aux habitants. [3][7]
Morice Leroux avait commencé par le Palais du travail, premier bâtiment du programme. On y trouvait des locaux associatifs et syndicaux, une salle de spectacle, mais aussi des installations pour la santé et les loisirs. La piscine d’hiver, ouverte en 1933, a été creusée dans les sous-sols du palais. Entre celui-ci et la mairie, la place a changé plusieurs fois de nom. Elle porte celui de Lazare Goujon depuis 1966 ; un nouvel aménagement a suivi, en 2007, la création d’un parking en sous-sol. [2][3][2][3][7]
Théâtre, concerts et cinéma
Le Théâtre national populaire occupe le Palais du travail, dans la salle municipale ouverte en 1934. Du music-hall à l’opérette, la programmation a longtemps mêlé les genres, avec des concerts et du théâtre. Roger Planchon a pris la direction du lieu en 1957. En 1972, l’annonce de la décentralisation du TNP à Villeurbanne s’est accompagnée d’une direction artistique partagée entre Planchon et Patrice Chéreau. Après une rénovation et un agrandissement de ses espaces de représentation, le théâtre a rouvert en 2011. [2][3]
Pour le cinéma, Le Zola se trouve sur le cours Émile-Zola : cet ancien Family a été acheté par la ville en 1980. L’association Pour le Cinéma le gère et organise des rencontres avec des festivals et des semaines thématiques. Rue Émile-Decorps, le Studio 24 possède une double fonction. Le bâtiment peut recevoir des représentations théâtrales, mais il a également été conçu pour accueillir les tournages de films. [2][3][2][3]
Le Rize, les livres et l’art contemporain
Au Rize, les archives municipales et la médiathèque voisinent avec des espaces d’exposition et de recherche sur Villeurbanne. L’établissement a ouvert en février 2008 pour travailler sur les mémoires de la ville et leur partage. Il accueille des chercheuses et des chercheurs en résidence, dispose d’une galerie d’expositions et d’un amphithéâtre, et comprend des ateliers. Le café et le patio font aussi partie des lieux accessibles au public. [3][5]
La lecture publique a un autre lieu dans la commune : la Maison du Livre, de l’Image et du Son, inaugurée en 1988. Elle réunit autour du livre les techniques de l’image et du son, et accueille la Fête du livre jeunesse. L’Institut d’art contemporain est installé dans un bâtiment plus ancien, une école de type Jules Ferry construite dans les années 1890. Le Nouveau Musée y a pris place en 1982. [3][3][5]
La Feyssine et les jardins de quartier
La Feyssine est un parc naturel urbain de 45 hectares, situé entre le campus de la Doua et le Rhône. Ses espaces aménagés ont été inaugurés en 2002 sur un ancien secteur de captage des eaux. Le parti pris consiste à laisser la végétation évoluer largement d’elle-même. Parmi les plantes signalées par la Métropole de Lyon figurent la sauge et l’origan, des orchidées, des noyers et de l’aubépine. Les arbres accueillent des pics-verts et des mésanges ; les lapins et les ragondins font également partie de la faune mentionnée. [6]
Avenue Marc-Sangnier, le jardin des tout-petits répondait à un autre besoin : réserver un jardin aux jeunes enfants accompagnés d’adultes. Il a été inauguré en 1929 sur le terrain donné par Pauline Lafont. Les jardins ouvriers, déplacés des Gratte-Ciel vers Saint-Jean dans les années 1930, sont consacrés aux légumes et aux fruits, avec des parcelles fleuries. Ils se trouvent près de la limite de Vaulx-en-Velin. Le jardin des mille couleurs, à Cusset, a été inauguré en 1999 pour rendre un espace de vie au vieux hameau. [3][3][6]
Les marchés de Grandclément aux Gratte-Ciel
Les marchés villeurbannais ont répondu aux besoins alimentaires des ouvriers, qui devaient acheter ce qu’ils ne cultivaient pas. Celui de Grandclément a commencé le 2 octobre 1892, avec des produits venus des fermes de Villeurbanne et des environs. La municipalité avait déjà essayé d’installer des marchés, sans parvenir à les maintenir. Aux Maisons-Neuves et place de la Cité, l’éloignement des quartiers les plus peuplés avait limité leur fréquentation. Le choix de Grandclément rapprochait les étals d’un des centres de population de l’époque. [9]
Aux Gratte-Ciel, l’arrivée des habitants après l’achèvement du quartier en 1934 a fait naître la même demande. Pour acheter leur alimentation, les ménages devaient encore rejoindre les Charpennes ou Grandclément. Le comité de défense du quartier a demandé des étals près des nouveaux logements. En 1937, la municipalité a acquis la parcelle devenue la place Chanoine-Boursier pour y installer le marché. Les déplacements des lieux d’approvisionnement suivent ceux des centres de Villeurbanne : Cusset d’abord, puis Grandclément et les Gratte-Ciel autour du nouvel hôtel de ville. [9][9]
La Doua et l’histoire du basket
La Doua accueille l’Institut national des sciences appliquées de Lyon, école d’ingénieurs et de recherche créée par Jean Capelle et ouverte en 1957. Les associations étudiantes organisent les 24 heures de l’INSA, où les concerts accompagnent des courses et des animations. [2][6]
Dans l’histoire sportive de Villeurbanne, l’ASVEL apparaît en 1948, lorsque l’Éveil lyonnais et l’AS Villeurbanne fusionnent. Le premier titre de champion de France arrive en 1949. L’ancienne Maison des sports, sur le cours Émile-Zola, a longtemps accueilli les rencontres du club ; elle porte aujourd’hui le nom de salle Raphaël-de-Barros. Puis l’équipe a disposé d’un nouvel équipement : l’Astroballe, où un premier match s’est joué en 1995. [2][3][2][3][6]
Entreprises à Villeurbanne
Le répertoire Sirene de l’Insee compte 42 545 unités légales dont le siège diffusible se trouve dans ce code commune, dont 28 142 avec un siège actif. Calcul du 28 octobre 2026.
Activités les plus fréquentes
- 68.20A · Location de logements — 3 677
- 68.20B · Location de terrains et d'autres biens immobiliers — 3 465
- 94.99Z · Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire — 1 614
- 53.20Z · Autres activités de poste et de courrier — 1 202
- 70.22Z · Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion — 1 120
- 81.21Z · Nettoyage courant des bâtiments — 777
Principaux employeurs ayant leur siège à Villeurbanne
| Entreprise | Effectif salarié du siège (tranche Sirene) |
|---|---|
| COMMUNE DE VILLEURBANNE · Siren 216902668 | 2 000 à 4 999 salariés (données 2024) |
| INSTITUT NATIONAL DES SCIENCES APPLIQUEES DE LYON · Siren 196901920 | 1 000 à 1 999 salariés (données 2024) |
| UNIVERSITE CLAUDE BERNARD LYON 1 · Siren 196917744 | 1 000 à 1 999 salariés (données 2024) |
| CAISSE PRIMAIRE D ASSURANCE MALADIE DU RHONE · Siren 517465928 | 1 000 à 1 999 salariés (données 2024) |
| SA ESKER · Siren 331518498 | 500 à 999 salariés (données 2024) |
| AKKODIS DIGITAL SAS · Siren 353150261 | 500 à 999 salariés (données 2024) |
| ADECCO GROUPE FRANCE · Siren 451148209 | 500 à 999 salariés (données 2024) |
| MHP-MEDIPOLE HOPITAL PRIVE · Siren 493466783 | 500 à 999 salariés (données 2024) |
Classement selon la tranche d’effectif salarié de l’établissement siège déclarée dans Sirene (sièges actifs, diffusion publique).
Entreprises récemment créées
- MOHAMMED MOHAMMED · Siren 109701722 · créée le 17 octobre 2026
- MAJDA EL JERRARI · Siren 109036145 · créée le 16 octobre 2026
- IBTISSAM ERROUHA · Siren 130143225 · créée le 15 octobre 2026
- LYDIA HADJI · Siren 130180904 · créée le 10 octobre 2026
- ALFOUSSEYNI CISSE · Siren 885245969 · créée le 5 octobre 2026
- OMAR AKZAZ · Siren 848286951 · créée le 5 octobre 2026
- SEMAYA RHAIMI · Siren 945260818 · créée le 1 octobre 2026
- MANON FALETTE WERTHEIM · Siren 924538457 · créée le 1 octobre 2026
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Communes proches de Villeurbanne
- Vaulx-en-Velin2,8 km
- Caluire-et-Cuire4,3 km
- Bron4,4 km
- Lyon4,5 km
- Décines-Charpieu5,4 km
- Sathonay-Camp6 km
- Rillieux-la-Pape6,1 km
- Collonges-au-Mont-d'Or6,4 km
Distances à vol d’oiseau entre les centres communaux (geo.api.gouv.fr).
Principales communes : Rhône
Questions fréquentes sur Villeurbanne
Villeurbanne est-elle une commune ou un quartier de Lyon ?
Villeurbanne est une commune distincte, dont le code INSEE est 69266. Elle se situe en Auvergne-Rhône-Alpes et possède le code postal 69100.[8]
Combien d’habitants compte Villeurbanne ?
La population municipale de Villeurbanne est de 163 684 habitants au 1er janvier 2023. L’Insee distingue ce chiffre de la population totale, qui atteint 164 747 habitants.[1]
Quand les Gratte-Ciel de Villeurbanne ont-ils été inaugurés ?
Les Gratte-Ciel ont été inaugurés en 1934. Le quartier associe des logements et des commerces à l’hôtel de ville et au Palais du travail.[4][7]
Que trouve-t-on au Rize ?
Le Rize réunit les archives municipales, une médiathèque et des espaces culturels. Il comprend aussi un pôle de recherche, une galerie d’expositions et un amphithéâtre.[5]
Où se trouve le parc de la Feyssine ?
Le parc de la Feyssine se trouve entre le campus de la Doua et le Rhône, à Villeurbanne. Il couvre 45 hectares sur une ancienne zone de captage des eaux.[6]
Sources
- Populations de référence 2023 : Villeurbanne · Insee · consulté le 29 octobre 2026
- Histoire de Villeurbanne · Ville de Villeurbanne · consulté le 29 octobre 2026
- Patrimoine de Villeurbanne · Ville de Villeurbanne · consulté le 29 octobre 2026
- Histoire des Gratte-Ciel · Société villeurbannaise d’urbanisme · consulté le 29 octobre 2026
- Le Rize · Ville de Villeurbanne · consulté le 29 octobre 2026
- Parc de la Feyssine · Métropole de Lyon · consulté le 29 octobre 2026
- Quartier des Gratte-Ciel · Le Rize · consulté le 29 octobre 2026
- Commune de Villeurbanne : référentiel géographique · API Découpage administratif · consulté le 29 octobre 2026
- Les marchés, une conquête des siècles passés · Viva, Ville de Villeurbanne · consulté le 29 octobre 2026
Données de la commune :
- Insee – Code officiel géographique (COG)
- Insee – Populations légales
- API Découpage administratif (geo.api.gouv.fr)
- data.gouv.fr – Liste des communes de France
- Wikidata
- Wikipédia
- Entreprises : répertoire Sirene (Insee), licence ouverte Etalab 2.0.
Fiche mise à jour le 31 octobre 2026 · texte descriptif du 29 octobre 2026. Un service d’information indépendant, sans caractère officiel. En cas de différence, les informations de la source officielle font foi.